Episode 6 : Les muses de Darwin

« Jouer avec un chien des rues, échanger un sourire avec un inconnu assis sur un banc, manger des choses inconnues et fraîchement sorties du lieu environnant, croiser des animaux dans leur état sauvage et cohabiter tranquillement avec eux, multiplier les possibilités d’émerveillement et d’échanges, se sentir toujours ouvert énergétiquement, dormir autant qu’on le souhaite et prendre un rythme doux, s’ennuyer pour assimiler la découverte, marcher sans but pour aller vers soi, apaiser les tensions naissantes et faire croître les instincts atrophiés, entendre les oiseaux faire leur messe, ressentir le soleil sur la peau et la brise réveiller nos pores, observer la vie en train de se faire, réfléchir, avancer, marcher, penser, bouger, dormir, respirer, s’orienter vers l’action, dépasser ses peurs et aller vers ses rêves, croiser de la joie et du calme, et recommencer cela éternellement…
En prenant seulement le temps de voyager.  »

Anthony

Comme chaque étape de notre itinéraire, les Galapagos n’étaient pas prévues. Au Secret Garden, Florian nous passe le message : « Allez-y sans hésiter ! Les îles Galapagos, c’est un paradis indescriptible. » Nous pressentons une opportunité unique et décidons donc d’ignorer l’importance du coût financier que ce voyage représente pour aller à la rencontre du Merveilleux.

Les îles volcaniques des Galapagos prennent bon nombre de mesures pour protéger les quelques 200 espèces endémiques : scanners, fouilles, chiens… pour éviter toute intrusion susceptible de perturber l’écosystème. De la même manière que pour les mesures sanitaires anti-COVID, à chaque étape, nous sommes sidérés par l’alternance entre excès de zèle et négligences.

Nous arrivons donc sur une des 19 îles de l’archipel, Santa Cruz, où les bus pilent pour ne pas écraser les iguanes terrestres géants qui traversent ces routes rouillées. Ensuite, la barque qui nous permet de traverser le canal d’Itabaqa, nous laisse entrevoir quelques poissons, dont des petits requins. Le ciel lui nous offre ses frégates, ses fous aux pied bleus et ses pélicans. L’atmosphère est onirique. Pris dans l’observation et la rêverie nous arrivons rapidement à Puerto Ayura. Le port nous permet de voir nos premières otaries des Galapagos, allongées comme des soulards sur un banc à côté des pécheurs rentrés d’une journée en mer. La rue principale est remplie d’iguanes marins chauffant leur peau au soleil. C’est incroyable de constater combien les animaux ne sont pas inquiets. Ici ce sont les humains qui se méfient de la vie sauvage, du moins au départ, le temps d’apprendre à la comprendre.

Les villes sont des territoires faits par l’Homme et pour l’Homme. Elles contiennent la négation de la nature. Elles rassurent et conditionnent. Ce qu’elles permettent de vivre n’est que culture et acquis. Les animaux qui y vivent doivent s’y adapter pour survivre. Ici, dans ce petit village du bout du monde, on doit éviter les animaux, attendre qu’ils se déplacent, ne pas les nourrir, ne pas trop les approcher. Ici on cherche à maintenir en développant, en s’adaptant. Tout fonctionne ensemble, sans négation.

Notre excitation est paroxystique devant ce monde harmonieux et préservé. On comprend pourquoi on dit que les Galapagos sont les muses de Darwin. En effet, ce sont elles qui ont permis à ce naturaliste de formuler sa théorie de l’évolution. Sur ces îles quasi vierges (l’Homme dispose seulement de 3% du territoire) et situées au niveau de l’équateur, au carrefour de plusieurs courants marins importants, elles permettent d’observer la vie en train de se faire. Darwin y observa des petits oiseaux, des passereaux (aujourd’hui appelés Pinçon de Darwin), sur plusieurs îles de l’archipel et constata que la forme de leur bec est différente en fonction de la végétation présente sur ces dernières. Certains ont des becs longs et fins afin de pouvoir manger les petites graines se trouvant dans les cactées, d’autres ont des becs plus gros et robustes afin de casser et manger les fruits à coques. On dénombre au total 14 espèces différentes. Ces observations lui permettront de concevoir l’idée selon laquelle pour s’adapter un individu doit évoluer. En fonction du milieu, une même espèce évolue d’une façon particulière. En effet au sein d’une espèce, il existe toujours des variants. Certains de ces individus, mieux adaptés à un milieu donné survivent et se reproduisent mieux que les autres. Ce principe de l’évolution permettra de concevoir, plus tard, que l’Homme a lui-même subi plusieurs valeurs sélectives et dérive de singes ayant vécus il y a des milliers d’années. Mais si ces conceptions ont évoluées et se sont aujourd’hui enrichies de l’épigénétique, elles montrent que nous ne sommes donc plus une espèce supérieure mais une espèce parmi les autres. Ce territoire nous le rappelle et nous permet de nous rapprocher d’un sentiment de plénitude, où on constate simplement que tout ne fait qu’un. Un Animisme de circonstance.

La ville de Puerto Ayora, où nous logeons pour nos premières nuits, regorge de plusieurs trésors, dont notre 1er coup de cœur : Tortuga Bay et sa Playa Mansa. Un sentier de pierres, rempli de lézards colorés et de cactus poilus nous mène à la plage de sable fin de Tortuga Bay, 2,5km que nous devons longer. Ce sable, aux grains aussi fins que la farine, est en réalité l’accumulation des déjections des poissons-perroquets, nombreux dans cet océan tropical. Nous y enfonçons nos pieds au rythme des iguanes que nous rencontrons. Nous observons chaque partie de leur corps, chacun de leurs mouvements, chacune de leurs mimiques et chaque trace laissés dans le sable. Ils traversent, solitaires, la plage à la recherche du moment et du lieu le plus propice à une mise à l’eau. Ce n’est qu’au bout de cette longue plage, au creux des mangroves que la marée a abandonné, que nous observons l’autre passe-temps de ces êtres préhistoriques. Cette fois-ci bien moins solitaires, les iguanes s’enlacent et s’entassent pour s’apporter chaleur et protection. Nous finissons par les laisser pour nous assoir sur un banc de pierres, face à ce Pacifique, vaste maison de ces milliers et milliers de créatures. Nous regardons ce pélican se reposant sur un rocher entre deux tentatives d’attraper un poisson nageant un peu trop près de la surface. Nous mentalisons le petit point que nous sommes sur la carte entourés de bleu.

Quelques mètres plus tard, nous arrivons sur la Playa Mansa, petite crique où des portes manteaux en bois nous invitent à poser nos affaires le temps d’une aventure aquatique. Nous apercevons des formes noires sortir de l’eau, de façons furtives et répétées… peut-être des tortues, ou bien des raies ! Nous nous empressons alors de monter à bord d’un kayak et ramons. Nous nous mettons à l’eau une première fois, à proximité des mangroves, nous savons que des requins sont présents dans ces eaux troubles, nous sommes partagés entre excitation et appréhension. Notre première rencontre, qui nous semblait être une tortue se laissant flotter sur le dos de sa carapace, était en réalité une otarie mâle nageant en notre direction, en dos crawlé. Son corps imposant était un sympathique mélange entre un iceberg et un ours brun. On dénombre les tortues par dizaines, grâce à leur prise de respiration à la surface. Ce n’est que plus loin que nous rencontrons nos premiers requins. Un petit groupe passe sous notre embarcation, sans même y prêter attention. Nous devons nous mettre à l’eau. Un peu de peur nous rappelle encore que ce monde n’est pas le nôtre. Un fois dans l’eau, le souffle court, à l’affut de chaque mouvement, nous nous relaxons doucement. Certains sont au fond de l’eau, ils dorment, indifférents à notre présence. Ils tournent autour de nous et nous jubilons de ce moment de connexion si particulier. Lors de la remontée dans le kayak, nous chavirons à deux reprises, créant une agitation au-dessus des requins-corail. Sueur, puis rassurance. On rentre au village porté par une force supérieure. Un sentiment vague et diffus qui remplit nos corps d’une satisfaction heureuse. En passant nos peurs, on s’est intégré à un monde nouveau et merveilleux, à la vie de façon encore plus large, dans toute sa richesse. Nous décidons donc le lendemain d’aller faire deux plongées sous-marines, pour poursuivre cette quête joyeuse.

Nous partons avec la bonne humeur de Papi Lucho (à découvrir ici) plonger sur les sites de Seymour et de Mosquera. Sur le trajet, nous retrouvons cette excitation viscérale propre à l’Avant-Plongée, celle de partir à la rencontre de ce que nous ne savons pas encore. Une bascule arrière et quelques coups de palmes nous transportent dans cet univers infini, énigmatique. Nous cherchons notre place parmi les bancs de carangues, les murènes tachetées, les nudibranches bleues et les étoiles de mer géantes. Nous nous stabilisons dans le courant à l’aide de rochers, à l’agachon, pour laisser se dérouler devant nos yeux un spectacle proche de l’Irréel : un ballet de près de 40 requins marteaux. Nos rythmes cardiaques s’accélèrent, nos respirations se coupent et nos yeux s’écarquillent. On est dans un rêve, sonnés par la beauté des choses que nous vivons. Le temps de prendre un peu de recul, on aperçoit derrière nous un énorme requin des Galapagos. C’est fou. Plus loin c’est une vingtaine de raies aigles que nous observons voler majestueusement. La biomasse sous-marine des Galapagos est la plus importante du monde. On comprend désormais pourquoi. Le grand bleu nous permet de voir ce que nous ne voyons que dans les documentaires et nous donne le tournis. Portés par un courant partant du fond vers la surface, nous émergeons tranquillement.

Le lendemain, 2 heures de navigation nous permettent d’atteindre Villamil sur l’île d’Isabela, la plus grande de l’archipel mais également la moins peuplée. Isabela se reconnait vue du ciel grâce à sa forme d’hippocampe. Les otaries, les iguanes, les pélicans et les raies nous accueillent au port. La ville correspond dès notre arrivée à l’état d’esprit souhaité : les rues ensablées sont désertes, les commerces ouverts se font rares et les quelques personnes croisées semblent heureux de nous voir. Arrivés à l’hôtel, nous faisons la rencontre de La Famille Eléphant (Julie, Van-Nam et leur fille de 8 ans, Salomé (à découvrir ici)), en tour du monde elle aussi. Ils nous expliquent que comme les éléphants, ils ne se séparent jamais. Nous sommes fascinés par l’esprit vif et ouvert de cette petite fille portée par le voyage, les rencontres et la découverte. Elle nous inspire et nous invite sans le savoir, à l’Emerveillement de chaque petite chose que la vie met sur notre route.

C’est ainsi que nous parvenons très vite à adopter le rythme calme et apaisant de l’île, où l’ennui devient partie prenante de l’aventure et où l’exploration se dévore et se savoure. Nous laissons nos esprits et nos corps se poser, nos souvenirs s’imprimer et nos idées naitre.

Nous alternons les journées entre moment sur la plage déserte, sauvage et paradisiaque, couchers de soleil sublimes et découvertes multiples.

La lagune de Concha de Perla est une piscine naturelle construite par le temps et l’érosion. Son eau limpide et calme permet à de nombreux poissons de se reproduire. Nous avons eu l’occasion de vivre des moments suspendus au milieu de nombreuses tortues, de jeunes raies aigles dont nous suivons le rythme comme obnubilés, d’otaries jouant entre nos corps immergés, d’iguanes marins et autres poissons de récif. Nos pensées sont constamment accompagnées par ces observations et rien ne vient perturber le rythme naturel et doux que ces êtres simples et fascinants créent en nous.

El Muro de las lagrimas (le mur des larmes) est un mur rappelant à l’île son passé partagé entre recherches scientifiques et incarcérations. En effet les Galapagos furent jusqu’en 1960, date du classement en parc naturel et de l’ouverture au tourisme, des colonies pénitentiaires. Le chemin permettant d’accéder à cet édifice désolant est peuplé de tortues géantes endémique de l’île. Elles ont un cou plus long que les autres espèces de tortues en raison du biotope. Pour pouvoir manger, elles doivent faufiler leur tête entre des plantes épineuses et des coulées volcaniques. On gare très fréquemment nos vélos pour les observer et rire de leur rythme excessivement lent. Après quelques miradors permettant de regarder l’île de haut, nous arrivons au mur. Un mur inutile, sans but fait de pierres volcaniques taillées sur place et empilées sur plusieurs rangés et mesurant une centaine de mètres. Nous nous projetons facilement les conditions de vies des personnes ayant dû le construire et être incarcérés ici. C’est révoltant et en même temps cela nous rappelle simplement que l’histoire humaine s’est construite sur de belles conneries.

A la différence des personnes ayant été enfermées ici il y a plus de 50 ans, nous sommes ébahis par la richesse de ces îles. Nous sommes calmement excités par les choses que nous vivons et nous sommes reconnaissants de la chance construite que nous nous sommes accordés en voyageant. Comme une habituation au kiff et à la découverte.

Pour sortir un peu de l’eau et s’enfoncer dans les terres, on accepte volontiers la proposition de Claudia croisée au hasard dans la rue : partir explorer le cratère du volcan Sierra Negra à cheval. Claudia est une femme joliment et joyeusement timbrée. On découvre sa maison rose sur la plage et l’iguane marin géant peint sur son mur lors d’un barbecue organisé pour fêter un anniversaire et préparer la balade. Cette femme iguane, comme elle aime se définir, nous permet de gouter au cochon sauvage chassé dans la journée, littéralement les pieds dans le sable. Ce moment simple nous permet de rencontrer les gens avec qui nous allons partager une aventure alléchante. Deux new-yorkaises en voyage, une espagnole travaillant dans le tourisme et étant venue vivre le confinement ici, un ingénieur de l’armée s’occupant de la réfection des routes de l’île, une guide des Galapagos en vacances, le propriétaire des chevaux et Claudia. Deux jours après nous avons rendez-vous chez elle pour le départ, on pense être en retard mais on se remémore le fait qu’ici la notion de retard n’a pas vraiment de sens. On embarque dans le bus magique pour rejoindre le départ du sentier de randonnée. La disposition géologique et géographique de cette île nous permet de traverser, en moins de 1000m de dénivelé, 6 écosystèmes différents. Du jamais vu. Le temps de récupérer nos montures et d’apprendre à communiquer avec elles, nous commençons la balade. On arrive sur le sommet du cratère du Sierra Negra. Ce dernier fait 10km de diamètre et à l’intérieur, dans l’enclos, nous apercevons de la fumée. Il s’agit du soufre résultant du dégazage de la poche magmatique se trouvant sous nos pieds, à quelques kilomètres seulement. Le soufre, s’altérant avec la lave, produit des roches blanches, typiques des volcans enflammés, qui, combinées avec de l’argile, forme la pierre d’Alun, que nos aisselles connaissent. La balade nous permet de longer le haut du cratère. Le chemin aride, les fougères nombreuses, les bœufs et le Sierra Azul, volcan greffé à Isabella grâce à ses coulées volcaniques sont dignes d’un décor de cinéma. Chacun joue le sien, tantôt un cowboy du far-west tantôt un mongol traversant les steppes tantôt un gaucho d’Argentine. Après 2h de balade on arrête nos films pour descendre à pied dans le cratère et se rapprocher des émanations de soufre. L’odeur rappelle l’œuf pourri et il ne faut pas s’attarder autour car on pourrait être pris d’envie de s’assoupir et de courir le risque de ne jamais se réveiller. On entend le souffle de la Terre monter à la surface et chacun marche en silence. Un pique-nique au calme et on prend le chemin du retour, face au village, ridicule petit point blanc dans cette immensité. Comme c’est bon de découvrir un territoire comme ça, avec des gens du coins, à cheval, donc au rythme que l’on souhaite et sans touriste. Le monde rendu indisponible, pour reprendre le titre et les idées du livre du philosophe Hartmut Rosa, nous permet de renouer avec la beauté de ce monde fragile et fantastique. Arriver à constater la fragilité de la Terre, le caractère limité des ressources qu’elle offre nous permet de rentrer plus facilement en résonnance avec le monde, aujourd’hui un peu épargné par la situation sanitaire et les mesures de confinement. L’occasion de retrouver de la poésie dans notre façon de vivre et d’observer la vie, grâce au caractère presque sacré de la chance que nous avons de pouvoir observer ces beautés loin de l’agitation touristique. Loin donc de la folie qui pousse « l’homme occidental » à croire que tout est toujours permanent et illimité.

Encore un peu de plage, de surf, de coucher de soleil et de sourires des jeunes vivant ici et nous reprenons la mer pour rejoindre Santa Cruz et profiter encore de quelques jours pour explorer et plonger.

Après 10 jours sur notre belle Isabela, l’activité humaine et l’agitation de Santa Cruz nous semblent encore plus importantes qu’avant. 10 jours ont suffit à nous habituer à ce calme, rare dans ce monde. Nous retrouvons également ce qui nous parait aujourd’hui l’opulence et l’accessibilité ridicule du consommable. A Isabela, en cette période de crise, les commerces, les restaurants et donc les particuliers, ne sont ravitaillés qu’une fois par mois par bateau. Lorsque la livraison arrive, c’est Noël, ensuite, quand il n’y a plus, il n’y a plus. La solidarité entre les habitants se révèle alors, avec beauté. Gorges un peu irritées, nous avons demandé un pot de miel à un épicier. Confus, il nous répond ne plus en avoir dans ses stocks. Il n’a pas hésité une seule seconde à aller chercher son pot de miel personnel pour nous verser la moitié dans un gobelet.

Santa Cruz, n’est rien de comparable à une ville que nous connaissons en France, ni même avec le continent, mais la différence est marquante avec Isabela. Nous décidons donc de rapidement remettre la tête sous l’eau, avec l’espoir de rencontrer les hippocampes géants du Pacifique. Nous partons alors sur les sites de Punta Carion et de Daphné Minor avec Angel cette fois. Un gars doux et chaleureux, n’ayant jamais quitté les Galapagos plus de quelques jours, oppressé par la folie du continent. Après avoir cherché en vain nos hippocampes (la force de la Nature réside dans sa liberté de nous donner ce qu’elle veut, quand elle veut), nous passons du temps avec des requins pointes blanches, des tortues et une langouste appétissante (qui sont généralement envoyées vers la Chine, imaginer la supply-chain nous donne le vertige) et avons même la chance de croiser des raies mobulas. Sortis de l’eau, nous échangeons sur notre souhait pour nos proches de vivre une telle expérience un jour. En effet, chaque individu devrait avoir l’occasion au moins une fois dans sa vie d’être témoin de la beauté de notre planète bleue.

Notre dernier jour dans les Galapagos a été à l’image de notre séjour, dans la simplicité et l’émerveillement, avec son canyon de Las Grietas. Une ouverture rocheuse, dans laquelle l’eau douce provenant des hauts de l’île se mélange à l’eau salée de l’océan. Dans ses 12 mètres de profondeur, où la visibilité est encore meilleure que dans l’air, nous croisons poissons-perroquets, carengues, gobilles et lizas, dans un silence de cathédrale.

C’est difficile de quitter un lieu aussi paisible, enveloppant et accueillant. Les Galapagos confirment notre besoin de montagnes, de mer, de calme et de co-présence avec les animaux. Les paradis aussi préservés sont rares sur Terre, il faut absolument les protéger pour malheureusement montrer aux générations futures ce qui a été perdu mais qui peut aussi, assez rapidement et avec des actions environnementales politiques et individuelles, revenir.

Hasta luego

Cris & Antho

Pour découvrir nos plus belles photos, cliquez-ici ! 

28 octobre – 11 novembre 2020                            

                                                                                                          

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