Episode 9 : Medellin, témoin de l’Histoire

Nous sommes finalement arrivés à nous extirper des folies nocturnes de la capitale pour rejoindre Medellin, ville du printemps éternel. La route est assez incroyable et nous permet de commencer enfin à découvrir la richesse environnementale de la Colombie : des montagnes, des forêts luxuriantes, des oiseaux incroyables, un coucher de soleil fabuleux près d’un village d’exploitants de mangues, une vue imprenable sur Medellin by night… Et tout ça en 450km et 12h de bus, plus confortable qu’un avion et pour seulement 20 euros.

Nous nous installons dans le quartier paisible et résidentiel de Laureles où se trouve à quelques pas la Carrera 70, connue pour son activité nocturne, ses nombreux restaurants et sa proximité avec le centre-ville. L’occasion pour nous de découvrir plus en profondeur le fonctionnement de la ville et son histoire politique.

Les rencontres à l’hôtel sont plus calmes que dans la capitale. Comme Santiago, jeune homme d’une vingtaine d’années voyageant avec sa famille pour les vacances, passionné par le français et désireux de vivre en Europe un jour. L’occasion de faire un échange linguistique sur plusieurs soirs et d’évoquer les disparités culturelles entre nos pays respectifs. Le pain, la politique, l’accès à l’éducation, le coût de la vie… Des discussions simples et enrichissantes dans un espagnol en constante progression. Avec son père nous profitons de l’alignement de Jupiter et Saturne pour se laisser aller à la métaphysique et à la contemplation. Nous nous questionnons sur les mystères de l’existence, sur la genèse de ce monde, sur le hasard ou le destin de l’espacement idéal de la terre avec la lune et le soleil. Autant de conversations qui convergent sur le pourquoi de « l’Etre au monde ». Quel est le sens de notre vie ? où va-t-on ? quelle intention derrière tout ça ? Sans réponse certaine, nous laissons nos âmes, portées par nos cultures, émettre des hypothèses. Volonté divine et religieuse pour lui, hasard heureux mais pas dénué de sens pour autant selon nous. Selon lui, qui est humble cherche toujours. Nous concluons ainsi cette discussion inspirée sur le fait que le sentiment et la compréhension spirituelle se développent en cherchant et cela qu’importe les chemins empruntés.

La découverte du reste de la ville a été cependant plus laborieuse. Allant de la simple activité touristique à l’achats de matériel, les astres, pourtant alignés, ne semblaient pas en phase avec nous. A notre grande déception, le Musée de la Memoria, prometteur d’enseignements-clés dans la compréhension de l’histoire de la Colombie est fermé en raison de la pandémie. Impossible de trouver le Marché Tranvia dont on nous avait vanté les délices. Notre quête de matériel pour notre GoPro s’est transformée en véritable chasse au trésor. Nous nous rendons compte que lorsque nous demandons conseil aux colombiens, nous obtenons souvent de fausses indications. Leur sens du service les empêcheraient-ils de nous répondre simplement « No sé. » ?  Ainsi nous parcourons les rues bondées, assommés à coup de « A la orden ! ». Ça grouille, ça se bouscule, ça parle fort. Des enfants chantent dans la rue sous le regard de leurs parents en espérant récolter quelques pesos, des hommes et des femmes se font un triste festin dans les poubelles éventrées et d’autres errent à la recherche d’un touriste imprudent. C’est le cas de cette jeune fille, menottée, encerclée par la foule moralisatrice, rêvant d’un lynchage de la voleuse sur la place publique ou bien de capturer l’image d’une bavure policière. Nous en profitons pour faire le tour de la Plaza Botero, libérée. Les statuts de l’artiste représentent des humains et des animaux obèses dont l’expression du visage et les accessoires ne laissent entrevoir autre chose que le quotidien. Mais « le plus colombien des artistes colombiens » et qui plus est, l’un des rares artistes à connaitre le succès de son vivant, rectifie : « Gros mes personnages ? Non ils ont du volume, c’est magique, c’est sensuel. »

Cherchant le réconfort après l’agitation medellinienne, nous nous sommes rendus à El Poblado où les terrasses éclairées nous attendaient. Quartier connu pour ses hôtels et structures parfaitement adaptés aux digital nomades, l’occidentalisation se fait sentir jusqu’au prix de la bière. Ereintés, nous ne nous y attardons pas et hélons un des taxis jaunes. Forts de nos expériences dans ce moyen de transport qui se veut pratique et peu cher, nous mettons le GPS sur nos téléphones afin de lui indiquer la route. Bien souvent, les taxis colombiens semblent être en difficulté pour comprendre les adresses qu’on leur indique, à savoir que les adresses sont sous la forme de « Cra 12# 3-34 ». Les rues du Nord au Sud s’appellent Carrera, celles d’Est en Ouest s’appellent Calle et les numéros s’incrémentent tout « simplement ». Soit personne ne leur a expliqué le fonctionnement, soit, comme on nous l’a suggéré, se perdre ajoute quelques chiffres au compteur… Ce soir-là, avant d’arriver à Laureles, notre chauffeur nous proposera à plusieurs reprises de lui acheter un peu de poudre d’Escobar. Mais une fois de retour à l’hôtel, nous retrouvons calme et douceur.

À une heure du matinCharles Baudelaire

Enfin ! seul ! On n’entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin ! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même.
Enfin ! il m’est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres ! D’abord, un double tour à la serrure. Il me semble que ce tour de clef augmentera ma solitude et fortifiera les barricades qui me séparent actuellement du monde.
Horrible vie ! Horrible ville ! Récapitulons la journée : avoir vu plusieurs hommes de lettres, dont l’un m’a demandé si l’on pouvait aller en Russie par voie de terre (il prenait sans doute la Russie pour une île) ; avoir disputé généreusement contre le directeur d’une revue, qui à chaque objection répondait : « — C’est ici le parti des honnêtes gens, » ce qui implique que tous les autres journaux sont rédigés par des coquins ; avoir salué une vingtaine de personnes, dont quinze me sont inconnues ; avoir distribué des poignées de main dans la même proportion, et cela sans avoir pris la précaution d’acheter des gants ; être monté pour tuer le temps, pendant une averse, chez une sauteuse qui m’a prié de lui dessiner un costume de Vénustre ; avoir fait ma cour à un directeur de théâtre, qui m’a dit en me congédiant : « — Vous feriez peut-être bien de vous adresser à Z… ; c’est le plus lourd, le plus sot et le plus célèbre de tous mes auteurs, avec lui vous pourriez peut-être aboutir à quelque chose. Voyez-le, et puis nous verrons ; » m’être vanté (pourquoi ?) de plusieurs vilaines actions que je n’ai jamais commises, et avoir lâchement nié quelques autres méfaits que j’ai accomplis avec joie, délit de fanfaronnade, crime de respect humain ; avoir refusé à un ami un service facile, et donné une recommandation écrite à un parfait drôle ; ouf ! est-ce bien fini ?
Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m’enorgueillir un peu dans le silence et la solitude de la nuit. Âmes de ceux que j’ai aimés, âmes de ceux que j’ai chantés, fortifiez-moi, soutenez-moi, éloignez de moi le mensonge et les vapeurs corruptrices du monde, et vous, Seigneur mon Dieu ! accordez-moi la grâce de produire quelques beaux vers qui me prouvent à moi-même que je ne suis pas le dernier des hommes, que je ne suis pas inférieur à ceux que je méprise !

Une nouvelle journée nous attend. Laura, du Zippytour13, nous accueille à la sortie du métro avec sa casquette et son T-shirt bleu. Elle nous explique très vite avoir grandi ici et y vivre encore. Ici, c’est la Comuna 13, détentrice il y a encore peu de temps du titre du quartier le plus dangereux au monde. Nous déambulons dans ces rues animées, colorées où les afro-colombiens posent leurs pas sur des beats entrainant sur fond de graffitis réalisés par les meilleurs artistes du monde. Le contraste entre le discours de la guide narrant l’histoire du quartier et l’ambiance actuelle est saisissant. En effet, la Comuna 13 fut pendant des années le carrefour sanglant des contrebandiers, guerreros, narco-trafiquants, paramilitaires. Idéalement situé, à la frontière de la ville, le quartier permettait aux groupes armés de transporter la drogue et l’argent de et vers la côte à travers des pistes non reconnues. Principalement aux mains des milices d’extrême gauche, le quartier subissait quotidiennement les affres d’une violence impossible à juguler. Les jeunes du quartier rejoignaient, sous la pression ou avec la carotte de l’argent et du pouvoir, les factions armés et faisaient régner l’ordre par la terreur et la répression des habitants. Les paramilitaires, armés civiles autoorganisées pour lutter contre les guerreros, infiltrait des membres pour permettre des exterminations et interventions dévastatrices. Ainsi, narcotrafiquants, guerreros et paramilitaires se disputaient un quartier stratégique pour l’acheminement de la drogue vers la côte. En 2002, le gouvernement a lancé deux opérations (Mariscal et Orion) pour lutter contre les milices de la zone et stopper le développement de la terreur. Pendant des jours entiers, les hélicoptères de l’armée d’Etat sulfataient les groupes armés et les habitants de balles, poussant ainsi les habitants à tendre des draps blancs sur les terrasses en signe de paix et de protestation contre ces interventions touchant injustement les civils non armés. Même si ces opérations se soldent par la fin de la mainmise des groupes armés sur la Comuna, le succès militaire fut acquis par le franchissement de plusieurs droits humains et par la mort de nombreux civils. Il faut dire que le conflit à tuer plus de 1500 personnes en 2 ans dans un quartier d’à peine plus de 130 000 personnes. Aujourd’hui encore nombreuses sont les familles qui demandent des comptes à l’Etat sur la disparition de leurs proches, probablement enterrés dans la carrière convertie en fosse commune jouxtant la Comuna.

Aujourd’hui le quartier arbore une toute autre allure. Le tourisme se développe et permet à ceux qui le souhaitent de vivre du tourisme, grâce aux financements de cours d’anglais par la municipalité. Même si on observe une tendance à la « patrimonialisation de la violence » par le tourisme (énormément de produits dérivés autour de la Comuna 13 et de son histoire violente), il faut reconnaitre que le quartier le plus dangereux du monde il y a quelques années, nous parait aujourd’hui drôlement sécure. Les investissements publics ont aussi permis la création d’un escalator sur plusieurs niveaux pour permettre aux plus pauvres, habitants en haut, de rejoindre plus rapidement le début des réseaux de transport public et ainsi d’accéder à la ville.

Medellin est reconnue aujourd’hui comme ville résiliente, réduisant sa criminalité de 95% en quelques années. Médiatisée pendant longtemps à cause du cartel de Medellin et de la violence qui y régnait (390 morts/100 000 habitants en moyenne par an), elle exhibe aujourd’hui fièrement ses infrastructures transformatrices, comme les Metrocables (téléphériques reliant les « favelas » colombiennes à la ville) comme symbole matériel du principe d’équité visé par la municipalité. Ce principe introduit des services publics là où il n’en existait pas et décloisonne aussi l’accès à l’éducation des jeunes. Dans les écoles de la ville, un service périscolaire a été mis en place (comme chez nous), pour permettre aux enfants, en plus de la scolarisation, d’accéder à des services culturels, des cours de langue, des ateliers de robotique… Méthodes ayant permis d’améliorer des indicateurs qualitatifs comme la convivialité et le vivre-ensemble. Ces investissements ont pour objectif de rendre la vie plus viable et pratique pour les habitants et de détourner les jeunes de la délinquance et de la drogue, fléau du pays.

Il est important de rappeler le contexte politique récent de la Colombie pour mieux comprendre les enjeux du pays et ses difficultés actuelles à trouver une paix durable. Après la période de Violencia (assassinats de plusieurs leaders sociaux), évoquée dans le précédent épisode, les Forces Armées de Résistance Colombienne (FARC) se sont constituées pour lutter contre le pouvoir politique en place et défendre, à l’origine, les droits humains (incluant l’ensemble des revendications communistes). Cependant des sous-groupes aux intérêts divergeant existent au sein de cette organisation et font germer plusieurs groupes autoorganisés. L’Etat demande ainsi la formation d’une armée civile, signe d’une faiblesse des organes d’Etat. C’est la naissance des paramilitaires.

En 1985, des négociations (hautement rejetées par les Etats-Unis) sont tentées pour apaiser les conflits et donner des droits aux FARC mais les paysans entendent parler des réformes agraires soutenus par ces derniers et, par peur de se voir dépossédés de leur terre, renforcent ainsi les groupes paramilitaires pour la défense des territoires. Les conflits s’intensifient et le pays rentre dans une guerre civile sanglante. Des villages entiers sont exterminés sous prétexte de connivence communiste. Les deux organisations (FARC et Paramilitaire) se financent directement ou non grâce à la plantation de coca et au trafic de drogue. Incluant dans cette guerre les narcotrafiquants, l’Etat est démunis et assiste quasi passivement à l’hécatombe.

Dans le début des années 2000, Alvaro Uribe, alors président, lance le plan Sureté Démocratique pour renforcer son armée et ne plus devoir dépendre et répondre des actes barbares des paramilitaires dans la chasse aux guerreros. Les paramilitaires continuent cependant leur lutte et l’affaire des « faux positifs » éclate : les paramilitaires tuent plus de 10 000 civils, qu’ils déguisent en guerreros, pour recevoir prime et honneur et ainsi poursuivre leur combat. Ce scandale révèle aussi l’implication politique et affaiblit encore plus le gouvernement. Il faut dire que le gouvernement doit mener de front, en plus de sa propre corruption interne, la lutte contre les FARC, les paramilitaires et les narcotrafiquants qui font régner l’ordre par la violence.

En 2016, Juan Manuel Santos, alors président, signe avec les FARC un accord de paix, encadré par l’ONU, prévoyant la sortie du conflit armé et la réintégration sociale des guerreros. Même si le calme semble enfin s’établir en Colombie à la suite de cet accord, le nouveau président, Ivan Duque, hostile à cet accord, n’entend pas donner de terrain politique aux FARC et pousse indirectement au réarmement des FARC et donc, par réaction, aux paramilitaires.

Aujourd’hui, le tourisme gagne du terrain et les organisations armées s’orientent lentement sur le développement de cette activité lucrative mais le calme est fragile (même si la criminalité à grandement diminuée) et nombreuses sont les personnes rencontrées qui nous évoquent une méfiance vis-à-vis d’une paix exclusivement médiatique selon eux. Quelle histoire !

La rencontre avec Laura est également l’occasion d’échanger sur la vision de la femme colombienne et de confirmer nos observations. Les colombiennes apportent un soin très important à leur corps, devant répondre à un certain nombre de standards. Ainsi, elles se rendent plusieurs fois par mois à la peluqueria entretenir leur coupe de cheveux, refaire leur manucure et s’épiler. Le recours à la chirurgie esthétique est très courant dans ce pays où avoir une forte poitrine et des fesses bombées est la norme. Il n’y a qu’à voir la silhouette des mannequins dans les vitrines des magasins de prêt-à-porter. Laura nous explique que les jeunes filles venant des quartiers populaires grandissent encore avec une vision très machiste du corps féminin et des attentes qui en découlent. Devenues femmes, elles seront à la recherche d’un homme de pouvoir capable de subvenir à leurs besoins et d’entretenir leur garde-robe. Deux types d’hommes répondent à leur besoin : les politiciens et les narcotrafiquants. Ces derniers étant plus nombreux, ces femmes ne cachent pas leur objectif. Si les mentalités commencent à changer, le machisme est toujours bien présent. Par exemple, dans ces quartiers, beaucoup d’hommes refusent encore de voir leur femme développer des compétences qu’eux n’auraient pas… comme l’apprentissage de l’anglais !

Nous dégustons un jus d’avocat sur la terrasse de Laura en méditant sur son témoignage avant de quitter la Comuna 13. Touchés par l’histoire déchirante de ce merveilleux pays, cette visite a réveillé en nous le désir d’en apprendre davantage et de nous immerger pleinement dans cette culture, dans ses paradoxes et ses contrastes.

Après 80km de paysages variés, le bus nous dépose face à une station-service où nous attrapons un tuk-tuk pour monter sans effort au pied de la Piedra del Penol. Après nous être demandés à plusieurs reprises si nous n’étions pas trop lourds pour ce petit moteur dans ces côtes un peu trop pentues, se dresse devant nous ce gros caillou. Les infrastructures autour de lui témoignent de l’importance des afflux touristiques en période « normale ». Après avoir payé les 5€ d’entrée, nous accédons aux 740 et quelques marches. Nous avons très vite abandonné notre tentative de les compter pour mettre fin à un débat entre internautes sur le nombre à gravir. La Piedra, haute de 220m est une roche refroidie dans les chambres magmatiques il y a 80 millions d’années, qui est lentement remontée à la surface par l’effet de la corrosion et des mouvements tectoniques. Après un peu de sueurs, nous découvrons la vue à 360° qui nous offre un paysage où le bleu de l’eau, le vert des collines et la clarté du ciel se complètent parfaitement sur tout l’horizon. La represa a été construite dans les années 70, nécessitant la démolition de la zone urbaine d’El Penol et le relogement de plus de 3000 personnes, se déversant ainsi sur ¼ du territoire de Guatape. Cet évènement fut un drame pour les habitants obligés de fuir leur territoire. Il s’agit aujourd’hui du plus grand lac de la région d’Antioquia et l’un des plus grands écosystèmes lentiques de Colombie.

Très vite nous rejoignons la ville de Guatape à l’aide de nos tuk-tuk (plus serein dans les descentes). Guatape est si propre, si colorée et entretenue qu’on se croirait dans un village à Disneyland. Mais nous décidons de nous prêter au jeu en nous promenant dans ses rues en pavés et en lézardant sur les grandes marches de la Plaza de los Zocalos. De quoi observer ce qu’il y a de plus distinctif dans cette petit ville coquette : les zocalos, des ornements en bas-reliefs qui décorent chaque maison et représentent les métiers et les passions des habitants.

Nous nous aventurons l’après-midi sur un tour en bateau autour de la myriade d’îlots qui compose la commune. Un bateau trop festif, mal conçu (infiltration d’eau obligeant le bateau à avancer au ralenti) qui nous permettra quand même de voir les nombreux littoraux qui composent la zone attirant le capital des plus grosses fortunes du pays (dont de nombreux narcotrafiquants, évidement) et qui viennent construire leurs maisons fastueuses.

Ce sont sur ces belles images que nous décidons de quitter la région de Medellin. Nous repartons avec une meilleure connaissance du pays que nous traversons et nous ressentons le besoin de nous sentir encore plus proches des colombiens et de leur culture.

Un avion nous permet d’arriver à temps pour Noël à Santa Marta, sur la côte caraïbe, où nous rejoignons Jacques, notre cher ami québécois.

Hasta luego !

Cris & Antho

16 – 23 décembre 2020

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