Episode 18 : ¡ Pura vida !

Le Costa Rica, sûr de lui, nous avait envoyé des messagers pour nous vendre sa beauté et sa nature luxuriante, opérant même quelques arrangements avec les compagnies aériennes pour rendre les prix attractifs. Il s’est ainsi imposé à nous et alors que nous survolions pour la première fois ses terres, nous savions déjà que nous l’aimerions… Love at first sight.

Il n’était pas question de perdre notre temps dans les rues bitumées et agitées de la capitale, réputées dangereuses et hostiles. Nous enfilons alors un casado dans notre premier soda Costa Ricain pour quelques colones avant de nous rendre à la gare routière acheter des tickets pour le 1er bus. Il se trouve qu’il part pour Puerto Viejo de Talamanca, une destination conseillée par les messagers ! Une pluie abondante et sévère s’abat sur San Jose et les futurs passagers se rassemblent dans la gare ouverte. Parmi les hippies et les gringos qui patientent à l’abris, un jeune homme attire notre attention. Vêtu d’une tenue blanche ornée de bijoux, peau foncée et regard profond, il semblait venir tout droit de cette si lointaine Inde. Il nous dit s’appeler Ki et être un Costa Ricain, installé depuis quelques temps à Puerto Viejo. Après 6h de bus, Ki nous présentera les rues calmes de cette petite ville et nous accompagnera dans un hôtel où il sera possible de poser notre tente : le RockingJS. Un petit groupe d’Américains boosté par le Rhum nous accueille et nous propose de les accompagner dans leur soirée, une invitation que nous déclinons. Nous sommes fatigués par le voyage et notre faim devra se satisfaire de quelques barres chocolatées cachés au fond de nos sacs, apprenant qu’un couvre-feu est imposé dans tout le pays à partir de 21h.

C’est au réveil que nous prenons conscience de la beauté du lieu qui nous entoure. Les petites mosaïques qui ornent les différents espaces de l’hôtel brillent sous le Soleil déjà haut. Il suffit de pousser un petit portail pour nous retrouver sur le sable chaud. Grace à quelques formations rocheuses, une piscine naturelle nous invite à rester assis des heures dans cette eau bien trop chaude à lire, à méditer, à rêvasser à l’abris des vagues des Caraïbes. Empruntant les petits sentiers qui longent le sable entre des arbres où se prélassent paresseux et singes hurleurs nous nous laissons surprendre à chaque sortie à la découverte de miradors, de plages sublimes et d’ambiances revigorantes. C’est d’ailleurs en empruntant ce même-sentier en partant sur la droite que nous découvrons le campement de Ki : une tente, un hamac et une grande bâche où sont étendus une incroyable sélection de livres qui attend ses acquéreurs. Ils traitent de philosophie, de linguistique, d’Histoire, de spiritualité, de méditation et de yoga… ces mêmes sujets qui sont au cœur de nos conversations. Ki a eu l’idée de vendre sa bibliothèque pour permettre au passants, touristes ou résidents, d’acquérir, par eux-mêmes, le savoir contenu dans ses livres. Il estime que chacun peut ouvrir son cœur et son esprit par des actes d’apprentissage simple, comme le recueillement et la lecture. Il attend ainsi l’opportunité d’un regard, d’un passage pour partager son savoir appris de manière autodidacte et la douceur de ses bras.

Chaque jour passé à Puerto Viejo un cadeau nous est offert : un bain de minuit nu dans les vagues chaudes, puissantes et silencieuses, une danse au rythme des percussions, la lueur d’un feu, des poèmes échangés et récités avec passion, une rencontre, un ciel étoilé… Nos pensées, libres et expansives, se nourrissent simplement de la douceur de chaque instant qui nous invitent à nous remettre dans cet éternel présent dans lequel rien d’autre n’importe que le plaisir d’être en vie et de célébrer l’amour universel que nous trouvons en chaque être.

Chaque jour est ainsi une nouvelle définition de la Pura Vida. Il suffit de traverser le centre-ville calme et animé de Puerto Viejo pour entendre des « Pura Vida » à-tout-va. Tantôt il signifie que tout va bien, tantôt il signifie « Merci », tantôt « Il n’y a pas de problème ! » . Deux mots qui se suffisent à eux-mêmes pour saluer ceux que l’on croise sur notre chemin pour se transmettre amour et bienveillance. Plus tard, alors que nous demanderons à des costaricains pourquoi le peuple ne proteste pas contre les récentes, impressionnantes et injustifiées inflations dans le pays, ils nous répondent « Porque… Pura vida ! » De quoi confirmer que ces deux mots sont bien plus qu’une formule de politesse ponctuant les phrases des Ticos : ils représentent un mode de vie et une philosophie consistant à toujours se rappeler qu’il est bon d’être en vie.

Le couvre-feu n’enlève rien à l’ambiance conviviale et joyeuse du centre-ville le soir. On s’adapte, on part manger et boire des coups plus tôt, voilà tout. De toutes façons le Soleil nous quitte chaque jour vers 17h30. Les terrasses mélangent alors hippies, Ticos, back packers, rastas, gringos… Dans les rues, les vélos sans led croisent 4X4 et piétons sans chaussures et sans masque sous le regard des artisans qui se tiennent devant leurs pierres et leurs macramés.

Puerto Viejo est un village ayant accueillis, il y a plusieurs décennies, des descendants jamaïcains fuyant la pauvreté et le gouvernement colonial anglais. Nous croisons donc, chaque jour, une partie de la culture de ce pays que nous souhaitions visiter au début de notre voyage : du reggae dans chaque bar, de la ganja à tous les coins de rues et des rastas aux allures paisibles et envoutés par la force de la nature environnante. Du bonheur simple et quotidien aidé par le flow de ces êtres pour qui la vie se savoure quotidiennement, sous l’ombre d’un arbre, paille au bec et regard porté au loin.

Les routes de la Province de Limon ont l’avantage d’être plates et entourées de jungle. La saison des pluies dans laquelle nous étions rendait le tout plus verdoyant encore. Idéal pour partir en vélo à Manzanillo, un village à 15km de là. Nous retrouvons ces longues plages de sable fin et nous nous aventurons dans son magnifique parc, prenant le temps de nous perdre, pieds-nus, entre les arbres, d’observer les bigorneaux qui traversent les sentiers et les minuscules grenouilles à pantalon bleu qui sautent avant de rester le souffle coupé en haut des miradors. « Lorsque vous arrivez au niveau d’une maison bleue prenez le minuscule sentier qui part sur votre gauche », nous croisons de nouveaux messagers qui nous transmettent les indications presque à voix basses, tel un secret, pour accéder à une petite crique bien gardée, une sorte d’éden. Nous nous allongeons tout de suite dans l’eau chaude face à cette playita protégée par de grands palmiers suivis de près par la densité de la forêt tropicale. Pour compléter ce décor irréel, des singes hurleurs passent d’arbre en arbre au-dessus nos têtes. Ils savent que nous sommes-là tout comme nous savons qu’ils sont là, alors on se regarde.

Notre visite du parc national de Cahuita avait également bien commencé jusqu’à ce que des gardiens nous disent de faire demi-tour, le parc fermant ses portes à 14h. C’est sur le chemin du retour, en passant sur un pont, que l’on s’est fait racketter par un singe capucin à cara blanca. Cristel avait attaché le sac plastique contenant les déchets et les restes du pique-nique à son sac à dos. Le singe, après s’être approché de nous, n’a pas hésité à montrer ses petites dents bien aiguisées. En un bond, il éventre le sac plastique répartissant ainsi les déchets de tous les côtés. Nous avons dû enfreindre le règlement du parc en offrant au primate quelques raisins en échange de la boite à fromage qu’il serrait contre lui.

Quel délice de rentrer au RockingJS après des expériences comme celles-ci, trouver quelques oreilles attentives, se connecter à d’autres sourires, se perdre dans les anecdotes, être le réceptacle de quelques confidences et partager le réconfort du silence. Un espace où l’énergie circule sans cesse : dans les bras chaleureux de Serena, une Américaine logeant pourtant dans un hôtel à quelques mètres, dans les regards doux et pétillants des artistes qui vivent là, dans le sourire malicieux du réceptionniste qui apprend tous les jours un peu de français sur Duolingo. Mêmes les gringos participent à cette énergie. Quelques rythmes joués sur un Djembe et ils approchent en groupes. Assis aux côtés des musiciens, nous observons ces jeunes américains qui semblent s’être enfuis d’un régime totalitaire. Libérés de la probable prohibition de leur région natale, ils s’essayent, un peu maladroitement, dans l’excès de la boisson, du style, du contact à l’autre et du déhanché. Autour d’eux, rayonne Mama Africa, qui elle aussi contribue à l’énergie de Puerto Viejo. Lorsqu’elle prend la parole, les voix s’éteignent et la musique s’arrête. Les yeux rivés sur cette peau couleur ébène, ses longues dreadlocks et son regard noir perçant, nous l’écoutons parler de sa vie de Tica caraïbéenne et des rencontres qui l’ont baptisé ainsi. Alors que les conversations ont repris autour d’elle, elle s’enfuit un instant pour revenir avec une glaciaire. Il ne lui reste plus qu’un bout de gâteau à la banane qu’elle divisera en minuscules morceaux pour que chaque bouche présente puisse le gouter. C’est ainsi qu’elle déposa quelques miettes dans chaque gosier qu’elle ordonna d’ouvrir.

Nos deux semaines à Puerto Viejo ont été rendu plus belles encore suite à notre rencontre avec « les Toulousains ». Le petit groupe de 7 que nous formons passera 3 jours à rire en se faisant maltraiter par les vagues, à explorer les mangroves en kayak à la recherche de toucans et de tortues, à avoir le cœur serré en rencontrant les animaux du Jaguar Refugio, à retrouver la saveur d’une soirée psytrance sur la plage sous les étoiles et la lune naissante… Qu’il est bon de retrouver cet accent chantant, l’autodérision et l’humour déjanté, l’authenticité et la simplicité des échanges, la spontanéité, la jovialité et le plaisir d’un bon repas, d’un bon vin… qu’il est bon de retrouver la France, Toulouse ! Difficile de mettre fin à 3 jours d’amitié et d’intensité, mais nous avions tous des routes à poursuivre. Nous nous rappellerons de nos adieux grâce au serpent présent ce soir-là et de notre difficulté à ouvrir un portail… Et de notre dernier jour à Puerto Viejo grâce à la pluie tropicale brisant les branches et donnant à la mer un caractère plus sévère.

Nous quittons notre paradis en direction de la côte Pacifique sans connaitre précisément notre destination finale. Nous passons par San José comme le réseau de transport public le requiert et nous sautons à bord du premier bus qui se dirige vers la province du Guanacaste. C’est ainsi que nous arrivons le soir-même dans le village de Samara. Le lendemain matin nous y découvrons les plages bordées de palmiers et de restaurants. Nous peinons à nous laisser aller à la contemplation, le cœur encore un peu lourd d’avoir quitté Puerto Viejo. Il faut dire qu’ici les vagues de l’Océan nous paraissent plus hostiles et le sable moins confortable.

Loin de nos Terres natales, nous trouvons dans nos cœurs une once de patriotisme ainsi qu’un soupçon d’intérêt pour le football… juste assez pour partir à la recherche d’un bar diffusant le match France-Portugal. Une fois installés dans l’unique bar acceptant de sacrifier un écran pour les européens, la connexion est si mauvaise que l’engouement que nous avions réussi à faire naitre en nous n’a pas été à la hauteur des difficultés. Un mal pour un bien, le suspense laissé par les innombrables bugs nous permettent de faire la connaissance des Marseillais Majda et Eric. Nos premiers vacanciers rencontrés en 9 mois de voyage ! Ils nous racontent où en est la vie là-bas de l’autre côté de l’Atlantique et la folie qu’ils ont connu cette année en tant que professionnels de santé. Un monde qui nous parait si loin ! Nous passons les deux derniers jours de vacances du couple en leur compagnie entre les vagues de la Playita Carrillo et le terrain de beach volley de Samara. De nouvelles amitiés que nous aurons plaisir à renourrir lors de nos prochains passages dans la cité phocéenne.

Après avoir tendu le pouce en espérant qu’un pick-up nous prenne à l’arrière, un pick-up nous a pris à l’arrière. Même lorsque la pluie s’abat sur notre parcours, nous nous remplissons de cette sensation de liberté infinie que ce trajet nous procure.

La luxuriance qui entoure la route goudronnée ne semble connaitre ni limite ni répit. La « Suisse de l’Amérique centrale » est neutre depuis plus de 80 ans et est devenue le premier pays à avoir supprimé son armée, donnant ainsi la priorité à l’éducation, à la santé et à notre grand bonheur, à la protection de l’environnement. Le Costa Rica représente 0,04 % de la surface terrestre mais comporte pourtant 6% de la biodiversité mondiale, protégée par plus de 20 parcs nationaux : toucans, tortues, aras de toutes les couleurs, ratons-laveurs, serpents, paresseux, singes en tous genres, baleines, requins… Un zoo à ciel ouvert, dépassant de loin les attentes que nous pouvions avoir.

Sur la route vers notre prochain point de chute, dont nous ignorons une fois de plus la localisation précise, une famille tica sur la route des vacances s’arrête sur le bas-côté. Les enfants entassés dans le coffre déjà bien chargé, on nous fait une place sur la banquette arrière du 4X4. Nous profitons du trajet pour poser nos questions sur le quotidien des habitants de ce paradis terrestre, le plus luxuriant du monde : le système de santé, la philosophie de vie, les habitudes alimentaires… Nous aurons la confirmation que les costaricains mangent les mêmes aliments matin, midi et soir : « au petit déjeuner, nous faisons du riz et des haricots séparément, le midi nous mélangeons le riz et les haricots… » sans qu’aucune lassitude ne soit alors ressentie. Alors que nous descendons encore plus au sud de la péninsule de Nicoya, nous sommes pris d’excitation à l’aspect de plus en plus sauvage des alentours et de la route, amplifié par l’apparition de magnifiques perroquets rouges. La famille nous recommande de poursuivre notre route jusqu’à Santa Teresa, petite ville de surfeurs dont on avait entendu beaucoup de bien. Effectivement, alors que nous traversons une première fois sa longue rue principale nous sommes marqués par la vibes générale qui se dégage et nous partons à la recherche, enthousiastes, d’un camping nous faisant éviter les prix insensés des chambres d’hôtel. C’est comme ça que nous nous retrouvons à longer la ville de droite à gauche puis de gauche à droite, épuisés, dégoutés de n’avoir pu profiter du spectaculaire coucher de soleil.

Impossible de trouver un vrai camping dans ce lieu rempli d’Américains venus ici pour profiter du surf et des espaces de coworking, nombreux dans ce petit village. Beaucoup sont là pour échanger autour de la Crypto-monnaie et tenter de faire fortune avec ce nouveau système d’investissement monétaire. Nous passerons donc une première nuit dans un dortoir avant de tenter, le lendemain, de poser notre tente sur la plage. Une fois installés, repas à emporter sur les genoux face au coucher de soleil, un gardien vient nous voir pour nous dire que son patron nous interdit de dormir ici sur la plage. Nous tentons de trouver un nouveau point de chute, en vain, les gardiens communiquent par talkie-walkie et nous empêchent de nous poser tranquillement pour dormir. Nous décidons donc d’aller dans une sorte de terrain vague, reconverti le week-end en camping pour les costaricains voulant passer du temps à Santa Teresa sans avoir à dépenser une fortune. Nous nous retrouvons donc, en pleine nuit, à marcher avec notre tente montée devant les touristes qui sirotent des cocktails sur la plage. Une situation drôle qui nous fera pourtant dire que nous ne resterons pas plus longtemps dans cet endroit qui ne veut pas vraiment de nous. Nous sommes libres, pourquoi forcer alors que nous pouvons partir à la recherche d’un endroit plus accueillant ? Nous passerons quand même la soirée avec le gardien du « camping » et ses amis à écouter de la musique, parler de nos cultures, de nos vies. Ils sont du Nicaragua mais ne peuvent pas rentrer dans leur pays à cause du danger qu’ils risquent en rentrant chez eux après avoir fui la situation politique de ce dernier. Nous nous révoltons ensemble de la situation migratoire causée par des politiques despotiques et corrompus dans plusieurs pays de ce monde avant d’unir nos âmes dans un beau moment de connexion qui nous permettra de savourer la poésie de la vie avec ces êtres aux vécus résilients et joliment teintés de spiritualité. 

Nous partirons finalement le lendemain à Montezuma pour tenter notre chance ailleurs. Dès notre arrivée nous sommes conquis par ce minuscule village composé de deux rues et d’une petite place centrale colorée. Notre hôtel est sur la plage et nous disposons d’une petite terrasse en bois, face à l’océan. Assez pour se dire que nous finirons notre séjour Costa Ricains ici. Le format de notre voyage nous permet de pouvoir vivre à un rythme lent et connecté à nos envies. Pas d’obligation de courir pour visiter les pays, pas d’obligation de choses à faire. Nous prenons simplement le temps de nous asseoir sur notre balcon et observer le mouvement incessant des vagues accompagnant nos esprits le long de méditations passives et nourrissantes. Nous prenons ainsi simplement le temps de travailler notre espagnol, joindre nos familles, avancer sur notre projet de création d’école en se libérant de la notion de travail pour la remplacer par celle de plaisir… L’occasion aussi de se remettre au souffle universel de la vie et vibrer sur une seule et même fréquence avec la nature et les êtres qui la composent, cultiver l’observation et le silence, fluidifier les énergies en nous et aimer l’instant présent, simple et éternel, en s’allégeant de la notion de temps humain pour se connecter avec quelque chose de plus grand…

Seulement quelques sorties pour aller voir les cascades du coin occuperont notre semaine. Des moments simples pour se connecter encore à la nature et se nourrir d’énergie afin de pouvoir en donner en retour. Des moments contemplatifs qui nous font avancer intérieurement sur nos intentions de vie. Ces espaces offerts par le voyage pour contempler, s’ouvrir et se connaitre nous permettent de nous orienter vers nos besoins réels et réorganisent nos représentations du monde.

Sous les éclairs et les pluies tropicales, à l’abri sur notre terrasse, nous faisons la rencontre d’Antonio, 1er tico à la jambe bionique à être sauveteur maritime, qui nous expliquera que ses deux grand-mères ont dépassé les 100 ans et pour lesquelles le secret de la longévité est assez simple : se lever tôt le matin et se coucher tôt le soir. Suivre donc simplement le rythme du soleil pour vivre plus longtemps… Dans ce pays à la nature si riche, il n’est pas étonnant de découvrir que c’est ici que le nombre de centenaires est le plus important du monde. De la nature et un rythme de vie connecté à elle. Rien de plus simple et pourtant tellement loin de nos modes de vie contemporains où la notion de résonnance n’a qu’une faible place au milieu de la course effrénée au profit, au travail, à l’occupation du vide intérieur et au divertissement.

Le Costa Rica nous aura donc apporté, par sa nature et la richesse des rencontres, une nouvelle façon de concevoir la vie, le temps et notre lien avec cet ensemble si merveilleux et pourtant si fragile. Remplis et à la fois connectés comme jamais, nous nous dirigeons vers le Mexique pour poursuivre notre quête intérieure et notre soif de découvrir des façons de vivre différentes, qui nourriront encore notre besoin de voir des solutions alternatives au monde proposé par nos sociétés occidentales. Notre départ de ce pays nous laisse tout de même un sentiment d’inachevé et nous fait dire que nous devrons donc revenir, seul ou avec nos proches, pour faire suivre et se reconnecter à ses conclusions existentielles qui sont devenues, lentement, nécessaire à notre bien-être et à l’écoulement simple de nos vies.

Pura Vida,

Antho & Cris

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11 juin 2021 – 4 juillet 2021

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