Article 27 : Zanzibar, Pole pole.

Nous survolons cet ensemble d’attols et de récifs coralliens et directement nous sentons une vague de douceur s’installer en nous. Le calme qui se dégage de Unguja, l’île principale de l’archipel et la faible densité de population que le survol nous permet de constater nous conforte sur le fait que nous allons y être bien.

L’aéroport est minuscule et dès l’arrivée le décor est planté : le covid n’a pas d’importance ici. Les agents de sécurité et de l’immigration nous accueillent avec le masque sous le menton, histoire de faire croire aux autorités internationales que leurs mesures sanitaires décalées et inutiles sont respectées. Dans ce petit hall, nous recevons les sourires de ces habitants qui nous saluent à coup de Jambo, Mambo, Habari, Karibu… Le visa n’est qu’une formalité et nous sortons de l’aéroport très rapidement.

Nous avons réservé les premières nuits à Paje, village situé sur la côte Est de l’île. Nous prenons un taxi et dès les premiers mètres nous sentons cette atmosphère si particulière qui se dégage des îles du sud. Tout semble calme, malgré une certaine agitation proche de Stone Town, la ville principale de l’île. Le taxi nous dépose au Fruits Market afin de prendre un dala-dala, mini-bus local qui permet de relier les différentes parties de cette île grande de 1666 km². Pour moins de 1€ nous roulerons pendant près de 1h30 pour rejoindre notre destination. La traversée de l’île nous permet de constater à quel point la végétation est importante sur cette terre pourtant plate, dont le point culminant est à 120m. Des cultures de bananiers, de girofliers, de manguiers et de la jungle sauvage se partagent la vie simple des habitants des villages de l’intérieur de l’île. Une architecture plutôt sommaire mais bien conçue, des routes bituminées seulement sur les grands axes et des hommes réunis à l’ombre des manguiers affairés aux palabres et aux jeux.

Nous nous faisons déposer sur la route principale de Paje pour prendre possession de notre petite chambre située dans une maison délimitée par un terrain de foot ensablé. La proximité de la plage nous permet d’aller très rapidement mettre les pieds dans l’eau et nous sommes encore surpris du calme qui se dégage de ce village, pourtant assez touristique. Proche de la plage, nous voyons les femmes Maasaï assises dans le sable à fabriquer leurs sublimes bijoux de perles pendant que leurs maris tentent de les vendre aux touristes. Quelques restaurants mais sans plus. Ces premières images de cette île et de la vie qui s’en dégage contrastent fortement avec l’idée que nous pouvions nous faire de ce lieu, principalement connu sur les médias pour ses plages paradisiaques à l’eau turquoise. En effet, la route principale de Paje est plutôt composée de commerces locaux et nous découvrons que l’offre en supermarché est très faible. Nous sommes heureux de savoir que nous sommes au cœur d’une vie zanzibarienne faite de simplicité, de produits locaux, de douceur de vivre. Exactement ce qu’il nous fallait après l’agitation globale ressentie au Kenya, pays voisin mais dont les mauvaises vibrations semblent s’être arrêtées à la frontière.

Après quelques minutes dans ce village, nous ne comptons déjà plus le nombre de personnes que nous avons rencontré et qui nous évoque le fait d’avoir quitté l’Europe suite aux mesures liberticides et abjectes liées au Covid 19. Des Français, des Allemands, des Finlandais, des Bulgares… Chacun y va de son histoire, de sa révolte et de ses limites pour justifier sa présence ici, dans ce paradis terrestre où cette névrose collective ne semble pas exister.

En effet, ce qui a motivé plusieurs personnes européennes à venir en exil sanitaire dans ce pays est lié aux prises de position polémiques de l’ancien président John Magufuli. Ce dernier s’est opposé aux mesures de l’OMS et a décidé de ne pas inquiéter sa population avec ce virus qui, jusqu’à aujourd’hui, a eu assez peu d’impact en Tanzanie. Magafuli, connu pour sa lutte contre la corruption et pour être le président des pauvres, a proposé de tester les kits de test PCR en direct dans les médias sur des chèvres, des papayes, des moutons et de l’huile de vidange. Certains de ces tests se sont avérés être, contre toute attente, positifs au Covid-19. Cette position a été hautement critiquée par les médias du Nord qui l’ont fait passer pour un président inconscient des risques de cette maladie. Selon lui, la Tanzanie a connu déjà plusieurs pandémies (le VIH n’est qu’un exemple…) et il refusait de mettre en pause l’économie de son pays pour servir les entreprises multinationales de la santé et du numérique qui proposeraient ensuite des plans de sauvetage. Ce président est mort quelque temps après ses prises de position contre les mesures internationales pour lutter contre le Covid-19. Il serait mort d’un arrêt cardiaque… Drôle de coïncidence pour les Tanzaniens, surtout quand l’on sait que sa successeure prend le contre-pied de sa posture en tentant, en vain, de mettre en place des mesures coercitives pour lutter contre cette pandémie.

Sans le vouloir, nous pérégrinons pendant une période d’austérité mondiale qui poussent des individus à fuir leur pays pour trouver des élans de solidarité alternatifs et des mentalités prémunies de cette folie collective. Nous avons conscience que nous vivons une réalité complément différentes que celle que nos proches subissent en France et nous sommes heureux de cette chance historique que nous procure ce voyage : celle d’avoir accès à une autre vision de cette histoire et de connaitre d’autres ressentis sur cette maladie que ceux que les médias tentent délibérément de créer dans les consciences.

Portés par la vibration quasi révolutionnaire de nos rencontres et par la douceur des habitants de Paje, nous déambulons tranquillement dans le village pour découvrir cette atmosphère singulière : pendant que le soleil tombe, les enfants s’amusent sur les terrains de foot ensablés pendant que les hommes se réunissent devant leurs maisons blanches faites de briques localement construites pour regarder les matchs ou discuter. Les femmes, elles, au cœur du village, font sécher les algues violettes et pourpres récoltées dans la mer et qui serviront ensuite de complément alimentaire ou de médecine locale. Les touristes se font rares dans les ruelles mais nous sommes surpris du nombre de Kite-surf qui s’agitent dans l’eau au crépuscule. Des centaines de voiles colorées nous offrent un balai surréaliste dans cette eau turquoise bordée par des kilomètres de sables blanc. Oui, il fait bon vivre à Zanzibar.

Nous alternerons pendant 3 jours les moments au Roof-top, petit restaurant dominant la rue principale du village, à boire des jus de fruits frais et à travailler sur notre blog, à se baigner dans cette eau quelques fois haute et quelquefois très basses en fonction des marées, à se connecter avec des locaux aux sourires incroyables ou avec des touristes très inspirants, à manger dans un restaurant rasta, le Sativa proposant seulement de la I-tal food, nourriture exclusivement végétarienne et accompagné de sonorité reggae.

Nous prendrons le temps, chaque matin de méditer et de faire du sport pour nous mettre dans les meilleures dispositions énergétiques pour finir ce magnifique voyage et se nettoyer de l’énergie lourde mais malgré tout nourrissante du Kenya. Notre chambre est un véritable bordel mais nous sommes heureux de pouvoir se laisser aller et de porter notre attention sur les nourritures terrestres que nous procure cette ile.

Pour découvrir un peu plus cette localité et sortir de l’immobilisme créatif dans lequel nous nous sommes installés depuis notre arrivée, nous partons en dala-dala à Pingwe pour se balader sur la plage. Le village est magnifique, blanc et simple, bordé de sable et de palmiers et débouchant sur The rock, une formation rocheuse sortant de l’eau et accueillant un restaurant gastronomique. Nous nous installons dans un hôtel luxueux proposant un petit déjeuner copieux pour moins de 7 euros. Nous passerons cette journée à se délecter de cette nourriture fraiche et locale, à alterner phase de baignade dans cette eau aux milles nuances de bleu et dans la piscine. Allongé sur des lits au bord de cette dernière, nous lirons des livres inspirants sur l’Afrique ou sur le développement personnel.

Cette douceur de vivre nous reconnecte plus en profondeur à nous-même et on retrouve cette vibes inspirante d’être portés sans arrière-pensée par les choses qui se présentent à nous. Sans méfiance, nous nous remettons à l’inconnu et nous jubilons de la jouissance que procure l’absence de planification. Nos discussions tournent beaucoup autour du futur que nous souhaitons vivre ensemble, de notre volonté de continuer à faire vivre le voyage et ses ingrédients même dans notre retour en France, de changer de disposition de vie et de tourner le dos, définitivement, au modèle proposé par nos sociétés européennes. Nous retrouvons simplement une vie libre, énergétiquement portée et orientée par la douceur de l’inconnu, la richesse des rencontres et le temps psychique qui nous permet de construire nos rêves, sans hâte mais avec détermination.

Après avoir prolongé de deux jours nos moments sur Paje, nous prenons la route pour le nord, à Nungwi, connu pour avoir les plages les plus belles de l’île. Sur la route qui nous mène à cette extrémité, nous sommes encore surpris de la place du collectif dans la vie des locaux. Que ce soit devant chez eux, devant les magasins, à l’ombre d’un arbre ou même directement sur les chemins, ils sont ensemble, toujours. A discuter, à jouer, à regarder la vie passer, à ne rien faire…Cette prégnance du lien social nous émerveille et nous questionne, nous qui sommes habitués à vivre le collectif comme un élément nécessaire mais extérieur à notre individualité…

Nous arrivons à Nungwi de nuit et marchons 10min pour rejoindre le Carpe Diem, notre futur hôtel pour 8 nuits. Pieds-nus, nous avançons sur cette piste de poussière qui fait traverser dans l’obscurité une partie de ce grand village. Comme toujours, les gens nous saluent, certains nous offrent même des fruits et nous nous délectons de cette ambiance calme et reposante. Chacun est tranquillement à sa tâche ; les femmes sont devant le puit pour récupérer de l’eau pour les besoins du soir, les hommes sont devants les commerces ou en groupe devant la seule télévision de la rue à regarder du football, les enfants s’agitent dans un but qu’eux seuls peuvent saisir. Tout est à sa place et rien ne semble venir perturber les habitudes quotidiennes de ces habitants, principalement musulmans.

En effet 98% de l’île est de confession musulmane. Originellement, l’archipel de Zanzibar (qui signifie « la terre des noirs ») fut un refuge pour les marchands arabes opérant sur le continent avant d’être colonisé par les Portugais au XVIIème siècle. Un siècle plus tard, l’archipel revient dans la main des Sultans d’Oman et de Muscat mais leur présence non légitime ne pouvait empêcher les Allemands et les Anglais d’envisager la possession légale de ces terres. En 1890, Zanzibar devient protectorat anglais avec le soutien du Sultan en place à cette époque. A sa mort et après de nombreuses révoltes, l’indépendance de l’archipel fut proclamée en 1963 avant de rejoindre l’union de Zanzibar et du Tanganyika, connue aujourd’hui sous le nom de Tanzanie. Cet archipel continu aujourd’hui à jouir, du fait de son histoire singulière, d’une certaine autonomie au sein de la Tanzanie.

Notre hôtel est un havre de paix tenu par un Turc venu tenter ici l’aventure entrepreneuriale. Il est composé de chambres spacieuses, d’espaces communs propices au repos et au travail. Plusieurs chats, dont le petit Bisou, une poule et un canard de compagnie (Zanzduck) accompagne donc chaque jour nos moments calmes après le copieux petit déjeuner qui nous est offert.  

La vie sera calme pendant ces jours dans le nord. Nous profitons de ces moments pour se balader sur la petite plage peu fréquentée et située à 200m de l’hôtel. Un bleu turquoise sidérant nous accueille chaque jour dans une tranquillité certaine. Chaque matin nous observerons les locaux pécher à marée basse les calamars et les poulpes avec un bâton avant de venir les faire peser par les femmes assises à l’abri du soleil sous les côtes érodées.

Même le coté touristique à 1km de notre plage sauvage, situé à la pointe nord de l’île, permettant ainsi de voir le soleil se lever et se coucher au même endroit, nous parait assez peu développé. Les hôtels, certes nombreux, ne viennent pas trop perturber les côtes et s’intègrent plutôt bien.

Le reste de Nungwi est très typique et loin encore de l’image touristique mise en avant dans les représentations collectives. La vie s’y déroule comme elle semble toujours avoir été. Nous prenons le temps de déguster le thé aux épices de Zanzibar (connue aussi comme l’île aux épices) et des filets de thon fraichement péchés dans des petits restaurants locaux dont l’accueil nous ravie.

Ici, à Zanzibar, tout se passe sans encombre et l’écoulement de nos vies se calque sur la vie locale : en douceur, sans précipitation, avec le sourire et la joie de communiquer avec les gens que l’on rencontre. Nos journées nous font alterner les bains dans cette eau paradisiaque, les moments d’écriture accompagnés par nos singuliers animaux de compagnie et les phases de méditation. Le temps de préparer nos énergies pour recevoir un groupe de 4 amis qui doivent nous rejoindre dans quelques jours pour sillonner ensemble ce pays. Malgré le stress lié à leur possibilité de venir sans heurts (ils sont tous non vaccinés et doivent ruser pour pouvoir prendre leur avion), nous sommes heureux à l’idée de pouvoir clôturer ce long et merveilleux voyage accompagné de nos proches les plus chers. Nous voyons ce moment comme un intermède pour nous entre le voyage et la France, représentée par leur présence. L’occasion aussi de ne pas voir passer ces derniers moments, de les partager et de se nourrir ensemble de ce pays aux contraintes anti-covid si faibles et aux richesses qui nous sont encore insoupçonnées. L’occasion de mettre en commun nos énergies positives cumulées depuis 17 mois et leur besoin puissant de trouver un sas de respiration pour vivre une autre réalité et se préparer à une vie nouvelle. En somme, le moment rêvé pour nous six.

En attendant ce moment, nous faisons la rencontre de James, un homme d’une quarantaine d’années, venu depuis Dar es Salaam, la capitale du pays, afin de tenter sa chance ici. Comme beaucoup à Zanzibar, principalement des Maasaï et des beach-boy, l’attrait touristique et la manne financière qui en découle laisse penser à des gens du continent que les opportunités sont nombreuses ici. En vain pour certain…

James est père de famille, ayant perdu sa femme albinos lors de l’accouchement de sa fille. Il l’a élevé seul et est aujourd’hui grand-père. Pour pouvoir continuer à payer une vie décente à sa famille, il est venu ici pour proposer ses services divers, dont son art de la sculpture du bois, afin de gagner un peu d’argent et espérer faire venir ses proches sur l’île. Cependant, lorsque nous le rencontrons, il est ici depuis 3 mois et vit devant l’hôtel sur un matelas miteux, et non couvert de la pluie, mis à disposition par le gérant de l’hôtel. En échange du droit de résider ici, il fournit un travail important à l’hôtel (entretien divers, sculpture de tronc de palmier pour ornementer l’entrée du lieu…). Le propriétaire lui propose quelques fois de manger avec le personnel et de prendre des boissons dans le frigo mais la contrepartie à fournir est trop faible et aliénante pour lui permettre de trouver autre chose et vivre correctement. Il nous raconte son histoire et nous découvrons un homme mal en point, ne possédant qu’une seule chaussure laissant son autre pied meurtris de plusieurs blessures et contusions infectées. Touchés par son histoire, nous lui donnons l’équivalemment de 10 dollars pour se payer à manger et, afin de profiter d’une soirée douce et divertissante, Anthony lui prête ses chaussures pour qu’il puisse aller danser et s‘oxygéner l’esprit.

Le lendemain nous le retrouvons tout sourire après sa soirée. Mais son bonheur est éphémère et très vite la faim reprend le dessus. Nous continuerons à l’aider pour un temps, lui aidant même à se payer les services d’un cordonnier pour réparer sa seconde chaussure, évidement dépareillée de la première. Mais notre aide n’est que trop provisoire pour lui assurer stabilité et pérennité. Nous passerons plusieurs soirées à partager le calumet avec lui et il nous sculptera des petits présents de bois et de plâtre pour nous remercier de notre aide. Nous sommes profondément émus et nous lui offrons la chaleur de nos bras. Sa détresse nous touche et nous sommes démunis face à notre impuissance pour l’aider véritablement.

Un jour, Luc, le propriétaire de l’hôtel, nous apprendra que James est parti en prenant soin de lui voler les différents objets qu’il mettait en vente pour les touristes de l’hôtel, dont plusieurs paires de sandales… Cette situation nous attriste pour James mais, porté par son dernier espoir pour remplir son ventre et espérer gagner un peu d’argent pour préparer la suite loin de l’urgence du présent.

Cette situation nous questionne plus profondément sur l’état du monde et nous attriste de constater tant d’inégalités, tant de pauvreté dans un monde pourtant si riche. Portés par les bonnes vibrations de cette île, nous philosophons longuement sur les initiatives localisées pouvant apporter des solutions à ces écueils humanistes. Nous parlons de banques locales, de coopératives agricoles et paysannes, d’économie sociale et solidaire… En somme de quoi relocaliser la satisfaction de nos besoins et nous réancrer dans un lieu pouvant nous apporter à la fois la richesse d’une vie authentique, proche de la nature et la simplicité d’un tissu social interdépendant à son bon fonctionnement…

A travers nos expériences personnelles, nos rencontres et les lieux que nous avons pu visiter dans nos vies, nous savons, au plus profond de nous, par la sensation et l’intuition, que la vie alternative à laquelle nous aspirons existe. Nous savons aussi que tout n’est question d’énergie et de vibration et qu’il s’agit désormais de faire vibrer les bonnes fréquences pour attirer à nous ce que nous souhaitons.

Ainsi, porté par le paradis qui se présente à nos yeux et à nos cœurs, ici à Zanzibar, nous laissons la beauté des lieux et des êtres nous remplir d’énergie. Nous prenons le temps de mettre en place l’optimisme nécessaire pour construire la vie que nous souhaitons après avoir compris et intégré la vision mortifère que l’on nous propose actuellement, aidé par les constats faits au Kenya.

L’énergie nous remplis donc progressivement et nous métabolisons intérieurement son fonctionnement. Nous laissons venir la beauté de ce monde en mettant de côté les choses sur lesquelles nous n’avons pas de prise. Nous sommes ici, attentifs et ouverts, dans l’attente de l’arrivée de nos meilleurs amis qui nous accompagnerons dans notre retour.

Nous sommes donc à Zanzibar, sur une île à la vibration particulière et nous savons que ce que nous connectons actuellement marquera une étape dans notre fin de voyage et que la beauté dont on se charge depuis plus d’un an nous suivra pour le reste de nos vies…

Kwa Heri,

Cris & Antho

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6 janvier 2022 – 19 janvier 2022

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