Récompenses | Dictée des collèges - par Orthodidacte

J’ai eu la chance et le plaisir de travailler près de trois ans pour la société Orthodidacte en tant que responsable du pôle Education. Mon rôle était de promouvoir les outils mis en place par Orthodidacte et les intégrer dans les cursus scolaire du monde de l’éducation (collèges, lycées, universités, écoles supérieures et internationales) afin d’accompagner les élèves et les étudiants vers une meilleure maîtrise écrite de notre langue.

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Votre créativité va nous mener vers des choses bien improbables, créatives, indécentes, humaines et farfelus. Merci d’avoir joué le jeu, grâce à vos défis nous auront l’occasion de vous embarquer un peu avec nous.

Nous avons décidé de mettre sur cet article une liste de l’ensemble des challenges que nous avons reçus. Chaque défi aura ensuite le droit à son propre article pour illustrer sa réalisation, en photo, en vidéo ou simplement en témoignage, pour le meilleur et pour le pire.

Nous avons été obligé d’accepter les défis retardataires :

  • Faire une session de pêche (ceux qui nous connaissent savent à quel point on aime manger du poisson mais l’idée de le tuer nous semble plus difficile…)
  • Faire une partie de Ninja dans chaque pays avec des personnes rencontrées.

To be continued…

Et merci….ou pas 🙂

Après nos expériences incroyables et nourrissantes en Bolivie, nous voulions passer retrouver Yoan, un ami à Anthony, à Florianopolis où il vit et pratique l’ostéopathie depuis près de 3 ans. C’est la première fois en 8 mois que nous partons dans un pays avec une date précise de sortie. Deux semaines donc pour s’accorder un moment de pause, de vacances dans le voyage.

L’occasion pour nous aussi de retrouver un peu de familiarité émotionnelle et expérientielle, de poser nos affaires dans un appartement cosy et retrouver le plaisir de cuisiner et de partager de long repas à discuter et refaire le monde, jouer aux cartes, se raconter nos vies et s’étonner des richesses de cette vie, du pouvoir de l’humain, de la force des éléments. Un moment pour pauser l’énergie et faire un point d’étape pour lancer une nouvelle dynamique dans notre voyage et se préparer à vivre sa seconde moitié.

La familiarité avec la France se retrouve assez rapidement, lors d’un covoiturage de plus de 11h pour rallier Sao Paulo à Florianopolis, soit une infime partie du pays qui correspond chez nous à aller de Nice à Dunkerque…Des Carrefours, des Decathlon, des Leroy Merlin sur le chemin, une vraie autoroute, Blablacar. Un gout de chez nous dans un cadre exotique. Le conducteur est en fait un Uber déguisé qui fait le trajet avec sa voiture GPL pour gagner de l’argent et livrer des colis. 11h d’un même CD qui tourne en boucle, de conduite approximative et de barrière de la langue difficile à franchir. Nous prenons le pont pour rejoindre l’île et Yoan, devant chez lui, nous accueille avec sa chaleur naturelle. Nous voilà à la maison.

Nous découvrons assez rapidement sa vie ici, sur ce coin de paradis envié par tous les Brésiliens qui viennent ici pour se ressourcer pendant les vacances. Un tour en centre-ville pour assister à un concert de Samba, découvrir une spécialité culinaire brésilienne, la feijoada, et ressentir l’alternative politique des gens de l’île : « Fora Bolsonaro » scandé entre deux musiques et inscrits sur les tee-shirts et les masques. Si l’ile est gouvernée par une politique de droite, conservatrice, les mentalités de Floripa apparaissent pourtant libres et ouvertes.

Une caïpirinha piment-fraise à la main, on se laisse emporter doucement par l’énergie du chanteur italien et celle d’un vieillard qui lance les premiers pas. Vêtu d’un beau chapeau, d’un superbe veston rouge et de chaussures blanches et bien vernies, il nous dit que les gens l’appellent le « sozinho », soit « le petit tout seul » avant de nous montrer son masque favori qu’il garde dans sa poche pour ne pas le salir. Il en porte un autre mais nous devinons tout de même son beau sourire, heureux d’être là, de danser sur les rythmes qu’il aime et d’être admiré par tout ces gens attablés. Très vite, ils seront nombreux à se lever pour danser avec lui dans cette rue étroite, les cinquantenaires perchées sur des talons aiguilles, les jeunes bohèmes, les anti-bolso…

Pour nous imprégner plus facilement dans cette douceur de vivre florianopolitana, nous avions loué un petit scooter. Notre bolide a ainsi pu nous transporter presque chaque jour dans une salle de squash, de quoi nous rappeler une fois de plus la maison. C’est en sortant de notre 2ème séance, sur le parking, que l’on tombe nez-à-nez avec une bande de ouistitis ! Premier contact avec la nature brésilienne !

Cela fait plus de 8 mois que nous voyageons dans l’hémisphère sud et il faut accepter que les saisons, moins contrastées que chez nous, changent elles-aussi. Dés qu’il fait beau, nous en profitons pour aller explorer l’île, tantôt au Sud, tantôt au Nord. Nous traversons les villages de pêcheurs et ceux des surfers, les petites favelas et les quartiers des gens fortunés, de grandes étendues de sable fin animées par les vagues et de petites plages en galets donnant l’impression d’un bord de lac. Tout comme le rythme de notre deux-roues, les choses semblent se passer dans une parfaite tranquillité sur l’île. Alors on regarde les gens faire : il y a ceux qui vident les filets remplis de quelques tainhas, il y a les petits et les grands qui profitent du moindre courant d’air pour faire voler un bout de papier accroché à une ficelle, il y a celles qui font dribler le ballon avant de le refaire passer, il y a les vieux qui jouent à un jeu de boules ressemblant à la pétanque sur une fine bande de sable oubliée par la mer…

Les sentiers de randonnée que nous empruntons sont à l’image de la philosophie florianopolitana : elles font progresser en douceur, nous offrent des spots privilégiés appelant à la contemplation et à la respiration, nous rend humbles face à l’immensité des forêts et de l’océan, nous amusent avec ses passages atrophiés, caillouteux, glissants, nous récompensent avec ses vagues revigorantes et ses vues de caractère…

Lorsque nous retournons sur les plages aux abords des villages, nous sommes impressionnés par l’activité principale des habitants : le sport. Ils courent, ils surfent, ils skatent, ils dansent, ils font du foot, du beach-volley, de la musculation à se qu’ils appellent l’academia. Nous avons également découvert le beach-tennis en nous rendant au tournoi auquel participait Yoan. En plus de l’encourager, nous avons pu admirer le panel de profils différents se rencontrant dans la compétition : des ados, des plus âgés et des biens plus âgés, des hommes et des femmes, des musclés et des un peu moins musclés, des petits et des grands… Chacun semble avoir une force et des atouts pour se défendre. L’ambiance du tournoi et les actions de matchs ont rendu facilement compréhensible cet engouement national mais aussi mondial pour ce sport.  

L’attrait pour le sport en général chez les habitants de Floripa vient probablement pardonner leur alimentation qui a tendance à être très riche et en très grande quantité. Grâce à nos hôtes, nous avons adoré déguster le caldo de cana, les pastéis aux crevettes, les crêpes au tapioca, la paçoquinha… mais il nous restait un défi culinaire : le churrasco. Véritable institution dans plusieurs pays d’Amérique du Sud et au Portugal, nous avions réussi à éviter les grillades en Bolivie étant tous deux de plus en plus difficile avec la viande et d’autant plus durant le voyage. Ici, tous les habitants sont dotés d’un barbecue, parfois même à l’intérieur de la maison ! Toute l’année, les Brésiliens dégustent leurs viandes, principalement du porc, plusieurs fois par semaine. C’est chez Yurri, un ami de Yoan et Viviane, sa lumineuse et hyperactive chérie, qu’on a tenté l’expérience. En entrant dans la maison atypique, on constate que les braises sont déjà chaudes dans le four en pierre. De gros morceaux de viande entourés de gras n’attendent que de se faire rôtir. Un peu de sel et un peu de patience suffiront pour nous faire saliver face aux fines tranches de bœuf couper par Yurri directement sur la table en bois en face des braises. On y ajoute un peu de sauce piquante tout en alternant avec un morceau de pain au fromage lui aussi retiré du feu et nous ne pouvons que nous réconcilier avec la viande ! Un moment de convivialité qui nous réconforte dans notre frustration de ne pas pouvoir communiquer comme on le souhaiterai avec les Brésiliens rencontrés.

La grande majorité ne parle ni espagnol, ni anglais… et encore moins français. Bien qu’ils nous disent souvent pouvoir comprendre l’espagnol, ils ne peuvent pas nous répondre dans la même langue ! Nous nous amusons à comparer le portugais à l’espagnol et au français et à retenir des mots ou des expressions mais rien ne nous permettant d’avoir une conversation fluide et poussée. On se retrouve alors dans des soirées à regarder les gens parler, surement bizarrement d’ailleurs parce qu’on se concentre sur les mots que l’on pourrait reconnaitre, on sourit un peu bêtement, on trinque, on colporte nos énergies et on observe et écoute plus que l’on parle.

Deux semaines donc où l’on avait planifié des choses que nous ne ferons finalement pas tellement le temps et l’énergie était orientés dans une direction différente : se laisser aller au rythme d’une île, portés par l’énergie et les vies de nos hôtes. Nous prendrons donc un cap différent de celui prévu, justement pour amorcer l’inconnu de notre seconde partie de voyage, augmentés de quelques discussions, inspirés par la nature et comme toujours porté par le plaisir simple de pas savoir vraiment où aller, sinon encore plus près de nos aspirations profondes et de nos chemins de vies.

Até logo

Antho & Cris

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27 mai 2021 – 11 juin 2021

Nous quittons notre terre sacrée avec Jacques pour rejoindre La Paz à nouveau et Copacabana, ville étape pour rentrer sur le lac Titicaca. 17h de bus sur une piste assez mal entretenue qui nous mènera de l’Amazonie à plus de 4000m. Le bus tangue de gauche à droite et nous laisse penser, bien trop souvent, qu’il pourrait se renverser à tout moment.

Nous arrivons donc à El Alto, le temps de rejoindre Ben, le français rencontré lors de la cérémonie à la Pachamama, pour manger un morceau et rencontrer ses deux amies françaises venant d’arriver et commençant leur voyage en Amérique du Sud. Nous sommes en voyage depuis maintenant plus de 8 mois et c’est drôle de voir à quel point notre énergie s’est modifiée depuis le début. Voyageurs confirmés, nous connaissons les codes, les façons de se connecter aux gens, la manière d’optimiser la découverte d’un lieu, de rentrer en profondeur avec les autres, de s’ouvrir encore plus à la diversité du monde. C’est justement les nouveaux, ceux qui commencent, qui nous renvoient cette image et c’est agréable de voir à quel point le voyage est comme une école, dans laquelle on s’initie pour se former et apprendre et on acquiert maturité, compétence et développement. La meilleure école, celle de la vie et du voyage ? La question reste ouverte….

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L’Ayahuasca était doucement rentrée dans nos conversations avec les autres, entre nous, avant de se faire une place dans notre liste des curiosités à explorer. Anthony avait déjà rencontré cette Plante Ancestrale lors de sa venue il y a 7 ans mais l’expérience restait une anecdote, or il savait qu’Elle avait autre chose à offrir qu’une simple expérience sensorielle et mystique… Nous ne voulions pas pour autant provoquer la rencontre alors nous avions décidé de La laisser venir à nous. C’est ainsi qu’en s’accordant un temps pour soi à Sucre, notre masseur nous parle d’Angela et Phillip, deux chamans qui proposent des cérémonies à Rurrenabaque, porte d’entrée de l’Amazonie bolivienne. Nous avions alors immédiatement pris contact afin de découvrir leur approche et ainsi d’organiser une retraite de 8 jours auprès d’eux. Un mois plus tard nous nous retrouvions à bord de ce petit avion qui nous a transporté en 40 minutes de La Paz à Rurrenabaque. 40 minutes pour survoler les impressionnants sommets des Andes enneigés qui laissent aussitôt place à la luxuriance de l’Amazonie, déchirée par l’imposant fleuve Beni. 40 minutes pour abandonner le froid sec des 4061m d’altitude et retrouver une chaleur moite à 274m. Un tuk-tuk nous accueille avec une pancarte à nos noms à la sortie de l’aéroport, qui se résume à une petite maison en bois. Nous traversons alors la ville remplis d’un sentiment inattendu mais si réconfortant de familiarité. Peut-être est-ce dû aux similitudes avec Puerto Misahuali en Equateur et Santiago de Tolu en Colombie… ou peut-être qu’il s’agit de l’énergie qui se dégage de ce lieu. Le tricycle nous dépose dans une de ces rues sereines où Angela et Philip nous accueillent. Si mettre des visages sur des noms peut parfois donner une impression étrange, mettre des visages sur des chamans l’a également été. Nous faisons rapidement connaissance sans trop savoir ce qu’il faut garder pour le « vrai » début de la retraite ou non. Le ciel menaçant nous demande finalement de ne pas tarder à prendre la route pour éviter la pluie en chemin. A ce moment-là nous n’avions aucune idée du lieu ou de la localisation du centre de retraite mais cela importait peu, nous avions déjà décidé d’accorder notre totale confiance à ces deux chamans. Nous les avons donc suivis au port où nous avons embarqué pour nous laisser transporter une dizaine de minutes le long du fleuve couleur café.

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Si on adore manger du poisson, les pêcher, c’est toute une autre histoire… le défi lancé est de réaliser une session de pêche durant notre voyage !

Sur la rivière del Yakuma, à la lisière de l’Amazonie bolivienne, nous avons tenté de pêcher le piranha. A défaut de ne pas être des marsupilamis nous nous sommes contenté d’un bout de viande fraiche accroché à un fil 😉 Si le piranha se mange beaucoup dans le région, nous avons laissé la vie sauve à celui-ci !